K.tar6

Bleuette

Chuis une fleur bleue, faut pas m'en vouloir,

Une fleur bleue dans un champ rouge et or,

Le bleu du ciel en écho et espoir,

La  plissure des yeux à la lumière du dehors.

 

Chuis qu'une fleur, un peu fragile, qu'a un peu peur,

Qui aime plaire et se faire remarquer,

Dans l'immensité d'un champ sans trop d'odeur

Mais qui voudrait pas s'faire embarquer.

 

Je ne suis qu'une, et parfois un peu seule,

Avec mes feuilles au vent et mes racines un peu sèches,

Qu'on pourrait m'traiter d'allumeuse bégueule,

Mais c'est vous qui n'pensez qu'à vot'mèche.

 

Alors parfois j'me dit qu'on vient pas d'la même terre,

A pas comprendre qu'ça pourrait être différent,

C'est juste que dans c'foutoir on a pas chopé les même repères

Moi c'que j'veux, c'est être aimable et juste, simplement.

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Epine

Non tu m'auras pas, pas si vite, pas comme ça.

J'suis pas d'cellulose recyclable dans lequel tu t'épancheras.

J'suis une éponge qui craque parfois

Et qu'on ne recolle pas avec des doigts.

 

Non j'ai pas envie d'venir, ou si peut-être,

Tu sauras pas comment ni pourquoi

Si un jour j'ai envie de me le permettre

Sans me dire que je chois.

 

A croire que le monde s'est renversé,

Qu'il est has been ce qui était bien séant,

Qu'il faut s'étendre et se donner

Quitte à n'être qu'un autre trou béant.

 

Alors j'veux bien faire la vieille fille,

Si c'est pour éviter mes fausses notes,

Me défiler comme une anguille,

Et t'imaginer me traiter de sotte.

 

Ma chair est à moi, c'est un cadeau que j'te f'rais,

Et tu sais pas comment encore

A quel  point tu le regretterais

Si tu avais gouté à ce trésor.

 

Non je n'fabule pas ni me vante,

C'est juste que j'ai ce qu'il faut.

Quand je donne ça vient du ventre

Et ça vibre sur toute ma peau.

 

Alors tu en revoudras, je le sais,

Et tu seras encore un épris à l'hameçon

Alors que par âme et respect

Je n'aime pas te meurtrir, garçon.

 

Car il faut pas croire, au fond je t'aime bien,

Sous tes airs de c'est toi qui contrôle,

Et vraiment crois moi je n'y peux rien

Si j'suis comme ça, c'est pas un rôle.

 

Te meurtrir me blesserait tout autant,

Et j'en peux plus de me fouetter,

Alors si je jachère maintenant,

C'est pour qu'un jour je puisse récolter.

 

Tu le sais en lisant ça, ce ne sera pas toi,

Parce que celui là effacera ces mots,

Que je relirai un soir avec douceur et émoi

En me disant qu'il est n'est plus serré cet étau.

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Viciosité

Mais putain qu'ces vers sont faciles... et pourtant j'ai envie d'y retourner. Comme si ce procédé me servait de masque. La poésie comme cache de la personnalité. Et pourtant, tout est là. C'est bien moi qui, tant dans la piètre qualité que dans les mots employés, se dévoile

 

Nan sérieux, j'ai envie qu'tu m'attrapes, que tu me laisses pas le choix, que tu sois sincère et convaincant, que je te crois. Et que tu sois juste. Et franc. Et profond. Et que tu me comprennes, et que ce soit toi. Pour de vrai. J'veux plus morfler, à avoir peur de m'lancer ou d'atterrir. J'veux plus y croire, et pourtant j'en ai besoin. Faut que j'me laisse le temps, que je redescende tranquillement, que je récupère mes esprits. Tu n'existes pas, pas encore peut-être. Qui es-tu ?

 

Mais non j'veux pas. J'veux rester seule, avec mes espoirs. S'ils restent à leur place, au moins ceux là ne trahissent pas. Ils restent doux. Ils te dessinent si bien, si beau, si bon. Je suis heureuse quand tu es en eux. Je t'imagine parfait, avec tes défauts qui me comblent. Et on est bien. La vie est y est un jeu. 

 

Les paupières fermées la poussière n'attaque plus. Quand on tombe c'est dans des plumes. On a pas mal. Il fait chaud, tiède même. C'est bien pour une frileuse du dedans.

 

Non, j'suis pas guérie. Ni plus guerrière. C'est dingue comme j'y crois plus. Vas falloir qu't'arrives vite avant que je sois sèche. Va falloir que je sache rester ouverte aussi. Va falloir. Y'a qu'à faux con !

 

Mais lis moi comme je suis pitoyable ! A rester sur mon cul prostrée devant tant d'opportunités et n'avoir que des bras raides et ballants, ne pouvant rien saisir. Regarde comme je te fais fuire. Ou rire.

 

Oh mais dis moi ! Crie moi !!! Claque moi que je me reprenne. C'est même pas de la détresse, juste un déversoir. On sait bien que ça reviendra, que demain je serai soulagée et que j'en rirai. On le sait hein ?...

 

Ne m'offre pas tes bras si c'est pour les remporter vides. Ne me touche pas si c'est pour ne me laisser qu'une éraflure. Je sais qu't'es pas mauvais, qu'tu penses pas à mal. Mais j'ai la chair sentimentale moi, elle est poreuse, absorbante même.

 

Ou alors apprends moi, à n'aimer que de corps et plus de coeur. A me laisser aller sans penser. Laisser ma tête au pied du lit, avec nos chaussettes, dans les plis de mon jean. Dis moi juste que tu m'aimes bien, consommons nous et sache me regarder ensuite comme une belle amie à qui tu pourrais encore te confier, payer une clope ou inviter à trainer. Impose moi tes multiples complicités de regards et montre moi que je suis pas rien ni tout et que c'est bien, et que moi aussi je pourrais avoir ce regard. 

 

Dis moi que ma conscience est corrompue, que ce qu'il y a dedans ne m'appartient pas complètement. Coupe moi ces liens une bonne fois pour toute. Montre moi comment déchirer ces entraves. Casse cette croix que je m'impose. 

 

Et puis merde, j'pars au quart au tour. Tu vois ? Ma tête comme sèche-linge ? Ça tourne ça tourne ça tourne ! Et t'es l'Arlésienne là-d'dans, cet air qui fait tout et qu'on voit pas. Cet d'amalgame de passé et de fantasme.

 

Me poser dans le présent, lacher les projections, profiter de l'instant... Respire.

 

Putain, mais qu'est-ce que je suis bridée... comme quand j'étais môme : "hey 'spèce de chin'tok"... toc toc... y'a quelqu'un ?

 

 

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de 0 à 5120 jours, puis...

C'est dingue comme on peut oublier pourquoi on est cassé. L'origine du mal, celui qu'on pensait effacé, dont on pensait avoir guéri.

Encore là, maintenant, je me dis que ça ne doit pas venir de là.

C'est pas tant de choses que ça, qui dans sa vie n'a pas été violé une fois, au moins ? Je ne m'en rends pas compte en fait. J'ai failli poser la question ouvertement sur le mur... j'me suis dit qu'un vendredi était pas l'idéal pour poser ce genre de question, ce serait dommage de gâcher le weekend de centaines de gens... ou pas d'ailleurs.

 

Et puis, vraiment, serait-ce vraiment ça ou d'autres choses de mon enfance, dont je ne me souviens pas ? 

Je crois que je ne veux pas lui accorder autant d'importance. Et pourtant... ça collerait bien avec cette peur de céder trop facilement, à cette crainte de n'être encore qu'un corps, un vide-plaisir, et cette idée que si je ne me donne pas la personne en face ne m'aimera pas... Et puis ce sentiment d'être coupable de désaccord entre ce que je renvois et ce que je ressens... être désolée d'être attirante... et pourtant, je résiste quelque part, je ne veux pas me laisser dicter comment être par le regard des autres... enfin un peu quand même... Tiens, d'ailleurs ces autres là, qui étaient à coté, ces amis, qui faisaient semblant de dormir, que sont-ils comme image en moi aujourd'hui ?...

Putain, qu'ça remue à l'intérieur là... merde, j'pensais pas qu'ça pouvait remonter autant de temps après.

Je refuse que cette expérience m'ait moulée, mais je ne sais toujours pas comment agir maintenant pour trouver un équilibre durable et vrai. 

A suivre


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Gamineries en casse-tête mineur

 
 
La têtes en kaléidoscope entre deux enceintes
Emportée sur des montagnes russes dans un canapé
12 ans, à tout pêter... 

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Corrosion

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Danvez

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Embruns

 

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Pensées bretonnes

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Parce que...

...ce n'est qu'un chemin, qui n'est pas forcément le tien.

...moi-même je voudrais tout détacher.

...il est dur d'admettre que le futur a un début.

...puisque l'invisible est si lisible, mieux vaut ne rien dire.

 

Ainsi les choses auront leurs destins, leurs croisements, leurs destinées,

Et à toi, je n'ai que ta graine à te confier...

 

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Celle y bat...

Je ne pleure plus en lisant tes textes, tes paroles, tes mots.

Je n'ai plus de boule au ventre de te voir.

Car aujourd'hui je sais, ne t'en déplaise, ce qu'il me faut,

Faire table rase, effacer le tableau noir.

Rien de funeste dans ce solitaire renouveau

Juste enfin écouter quand je pense le soir

Ce qui aujourd'hui me libère de l'étau

C'est de renter seule et de le vouloir.

Qu'aurais-je à offrir d'intense, de vraiment beau

Tant que je n'aurais pas fait le tri dans mon armoire,

Mes cages, mon for, ma force, mon lot,

Et me départir du surplus et de l'illusoire ?

Ça fourmille dans le dedans, veulent tomber les barreaux,

Et mes mains, mon coeur, m'appartenir sans choir.

Et si je rate un coche, coule le ricochet dans l'eau,

Je souris tout de même... à la vie, à l'espoir.

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Le noir en lumière

 
L'antre criante, absorbante, chemin sombre. Sous terrain du lumineux. Passage vers un autre monde aujourd'hui terrifiant...
Tu me demandais de tout traverser mais ma frontale n'a pas d'aussi longue portée. Alors j'ai imaginé... les carcasses coupantes au sol et la lumière au bout, la moisissure aux murs et la prairie à venir, l'air crasseux et suffoquant et la bouffée vitale finalement.
Cette traversée fictive pour laquelle tu pensais m'accompagner m'a rongé les tripes, et c'est comme si c'était ta main qui m'éventrait. 
Alors j'ai fuit, j'ai pris cette passerelle où la lumière paraissait, les yeux flous d'humeurs, ne voyant pas si cette paroi est une porte ou un leure.

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Lobster fascination

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...in slideland

Alice est une taupe aux envies myopes. Les idées s'affrontent et elle préfère se taire et se terrier, et laisser l'herbe plus verte onduler dans le champ de l'autre coté.

Alice aux non sens se perd. Les mots partent en fumée, les chemins s'effacent, les orientations sont des rayures sur une boule de verre.

Alice est perdue de tant de temps subjectifs. Le passé n'est pas si simple à composer, le futur conditionnel participe au présent.

Alice se dépêche, se démode et tombe en flaque, et pas de cure. Les mélos dits sont tombés en silence sur les joues sourdes.

Alice est mauvaise fermière au courant d'airs. Les graines semées ont pourri, et c'est maintenant son propre terreau qui s'infecte de ne pas avoir vent.

Alice est rat rêveur à l'oreiller cassé. Positions inconfortables et remue-mirage mènent au dos lourd et pas si large, mais les petites pattes quitteront bien le radeau.

Alice ou les paupières défermées.

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Bombe A

L'explosion est insupportable, et pourtant elle me réchauffe. Compte à rebours retardataire - les éclats tranchent dans les les proverbes – par foi il est vraiment trop tard.

Et des bouts de miroirs sur l'écran m'aveuglent et me tordent quand le froid des mots rappelle douloureusement la saison.

Ces reflets déforment, tantôt grandissant comme un super héros, tantôt rapetissant comme l'Alice tombée dans sa bouteille – que se passe-t-il derrière ce trou de serrure ?...

A trop peu y voir voudrait-on s'y rattraper, à trop peu savoir voudrait-on tout fermer, à deux trop accrochés voudrais-je tous vous laché... alors qu'affligeante recherche effrénée d'histoires rescapées.

Silence imp(l)osé.

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Partie rejoindre ta s?ur

Tu laisses ton corps frêle et craquant, tes douleurs toujours pliées, et nous sur ton souvenir... Repose sereinement ma Tatie.

 

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...lost in a forest...

 

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Sillusion

Et si on disait que tu étais parti dans un pays froid et brumeux, où les antennes relais étaient rares. Et si on disait que je te pensais plus en paix et que l'on ne se manquait pas.

Et si on disait que tout ça ne durerait pas, et qu'en revenant tu serais mieux que jamais.

Et si on disait que j'étais encore pleine d'espoir, que je ne me souciais plus de ton noir.

Et si ce bleu au ciel effaçait les miens au ventre, et si ce calme roux adoucissait les tensions d'antres, entre nos têtes et palpitants, entrent le silence et le vent.

Et si on disait qu'ici existerait toujours, que le passé pouvait s'effacer, que les paradoxes ne seraient jamais supprimés.

Avec des si on serait parti comme une bouteille à la mer, cocon lisse de verre, mais les flots nous ont rattrapés, échoués sur une plage - sable givré.

Hier mes yeux étaient lumineux, commissures relevées. Aujourd'hui le bleu s'est fané et mes bras sont lourds. Dans l'inconstance des jours et de leurs effets, j'essaierais de tenir les distances, que tu puisses te retrouver - ou détour.

 

 

 

Bleu, vert, violet, blanc, or. Noir.  

 

 

 

 

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Sous l'édredur

Oui, il neigeait.

Un froid constant, sec, craquant sous les semelles lourdes et solitaires. Il n'y eu pas un brin de soleil, pas de réchauffement à proprement parler. Juste une fonte, aussi sèche que le vent, si sèche même qu'elle en fit s'effriter la terre en de multiples crevasses. Pas de réelle chute, juste un immobilisme constant et évoluant.

Et je passe d'un gris au ciel, de la terre brulée au sol, et des failles profonde au noir total - j'ouvre les yeux.

 

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Prise en grippe

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Stup'heure

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BO d'une enfance trop facile

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Toi aussi...

Sans à peine crier gare, tu nous quittes aussi... A quelques jours près de naissances et de départs, grand-mère de cœur et de rapprochement.

Malgré nos années de différences, de toutes ces époques que tu as connues, je t'ai toujours connu fraiche et joyeuse, et aurais aimé encore te rendre visite.

Je te dis au revoir fluette Paulette, et sais que tu veilleras sur les tiens où que tu ailles.

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Enfin...

Enfin tu as pu lacher et t'envoler, t'alléger de toutes ces angoisses et souffrances, tous ces vides de tous les jours.

Je t'embrasse ma ptite mère, tu vas me manquer, je t'aime, et je suis heureuse que tu sois enfin libérée.

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Bulk list

Reprendre la danse : classique, contemporaine, pole dance... peu importe, mais danser
Réapprendre à écrire, calligraphier les lettres connues et autres idéogrammes inconnus
Voyager : hémisphère sud, Asie, déserts et capitales, monde moderne et sauvage
Reprendre des cours d'histoire de l'art
Me remettre au dessin, à la peinture, et ne pas les jeter
Inventer, créer, concevoir, fabriquer de nouveaux concepts de bijoux, de vêtements, et les diffuser
Rencontrer de nouvelles personnes, de nouveaux circuits, et accepter de nouvelles opportunités
Ne pas, plus, avoir peur, ni de l'échec ni de la réussite, de l'avis d'autrui ou de la sollitude
Voir de nouveaux lieux
Apprendre de nouvelles langues, et revoir celles presque acquises
Apprendre à me détacher sans rejeter
Devenir qui je suis toujours en évolution
Apprendre un sport de combat, de défense, de discipline
Mieux me servir de ma sensibilité plutôt que de trop la subir
Me suffir et m'enrichir des autres en sachant rester généreuse et ouverte
Savoir demander, et me détacher du "je ferais comment si j'étais seule" pour avancer et donner la possibilité aux aimés d'être présents dans ma vie
Arrêter de me morfondre pour un rien et de trouver un refuge dans le spleen

 

Et arrêter d'écrire et de dire ce genre de choses sans jamais agir

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Turn & return in my head


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Thinking sinking


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Like a sixteen years doll


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Effeuillage

Agréable
            mais légère
Aimante
            mais fragile
Charmante
            mais imparfaite
Créatrice
            mais indolente
Exceptionnelle
            mais banale
Fraîche
             mais camouflée
Généreuse
            mais élitiste
Idéaliste
            mais spectatrice
Inventive
            mais passive
Loyale
            mais frivole
Nany
            mais Ninax
Ouverte
            mais laxiste
Patiente
            mais versatile
Responsable
            mais oisive
Sans queue
            mais sans tête
Sereine
            mais inconstante
Tendre
            mais têtue
Touchante
            mais dédales
Travailleuse
            mais dispersée
Zélée
            mais utopiste


Petite fleur s'effeuille, striptease hivernale. Je mets mes mais en et, le tout est moi, à quand le doux mois de mai…

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Crocquis

Je me sens fade, plate.
Je suis juste un brouillon jamais achevé, juste esquissé de quelques traits au lavis, au bambou raide et crissant sur un papier grossier, à peine saisi d'une main trop légère.
Une page ni pure ni concrète, une future boulette froissée.

...que l'égo d'une fausse petite fille peut être vaniteux et rendre fragile...

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