...Songes & ParadoKs...

Salut Pat' !

Alors ça y est, tu es parti, en paix et en douceur.

J'aurais aimé pouvoir te dire au revoir, mais je n'ai qu'à fermer les yeux et j'ai le reste de ma vie pour te voir rire dans ton jardin ou sous le soleil d'Agadir...

Ne m'en veux pas si je pleure, c'est égoïste, j'aurais voulu avoir plus de temps pour vivre d'autres moments formidables avec toi.

Je garde ton regard, ta voix et ton rire, tes attentions pour ton Canard et tes petites farces dans mon cœur.

Salut Pat' ! 

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Trop plat

Gros vide,
Latence,
Manque, de quoi,
Tournage en rond, film sur pause
Support défaillant, image tronquée.

Il pleut.

Gris chaud, morosité humide,
Envie de sourire, commissures tirées,
Zygomatiques asthéniques,
Qu'ai-je fait de mon enthousiasme ?

…coulé avec la poussière du trottoir dans les égouts,
Comme du mascara salé un jour de pluie,
Un jour comme aujourd'hui…

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Chute verticale

J'ai virevolté dans la rosée
Mal tenue et anarchisée.
Tu m'as cueillie, petite fleur,
Me déracinant non sans peur.

Manque d'audace, ainsi j'ai fuit.
J'aurai voulu. J'ai su, tu vois,
Dû faire face, et sans un bruit,
Savoir mes yeux tourner vers toi.

Dans un dimanche matin : un cri,
Tout de rire, de profond émoi.
Ce foutu rêve charnu, par toi :
Brouillard en une belle éclaircie.

Que d'effroi, je l'ai exprimé.
Tu es pourtant dans tout mon cœur,
Etais, es, brise qui me grandit,
Ancré à jamais, j'en ai foi.

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Entre chocs

Quand les plaques se rapprochent, d'un saut s'expulser avant collision, éviter les vibrations dévastatrices.
Prendre dans l'altitude la sérénité, respirer la pureté du premier songe, l'admirer de l'intérieur en attendant de le contempler à nouveau devant soi.
Risquer que cette attente soit longue et douloureuse, craindre de perdre du bonheur, et pourtant savoir ce que l'on a.
Mais quel délice est réel ? Celui projeté, caché, intérieur, ou celui révélé dans le temps retrouvé.
Dans un espace-temps inconnu, aspirer le nouvel air, en imbiber chaque cellule jusqu'à l'évanouissement cérébral : la raison combat pour garder sa place en ce lieu où seule la pulsation résonne, échos de la perte totale.
Les épaules ne portent plus qu'un poids de démesure, vide incommensurable sous les pieds perdus.
Le corps flotte, les accroches glissent, chaque main est pleine. Il faudra en ouvrir une pour s'attacher à un lendemain... Laquelle dégagera quel futur ?

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Fêlure

Quand tu décides de stopper mais que tout file trop vite, quand il est tard mais que tu n'as pas sommeil, que tu fais le bilan sur ta journée et que tu es fière d'avoir fait autant de choses, mais que bizarement tu sens qu'il y a quelque chose qui est en train de craquer au fond, le petit truc qui t'as fait pleurer cet après-midi même sans que tu ne saches pourquoi, le même qui te fait te dire que tu ne sers à rien, que tu ferais mieux de ne rien faire, à part fondre par terre et te tirer pas les égouts, celui qui te pousse à te cacher en espérant que le monde t'oubliera, sans regret, ça tu le sais, le même qui fait que tu effaceras ce post inutile, supprimeras même tout cet espace, ce qui te fait répondre à toute question par "je sais pas", et même si tu crois que demain ça ira mieux, tu sais qu'irrémédiablement, il reviendra, ce petit truc qui craque au fond de toi...

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